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i.À propos

Eliot Jacquin,
depuis Québec.

Deux entreprises créées, un projet en cours, le même fil conducteur : faire pour comprendre, comprendre pour transmettre.

i.Le parcours

J'ai lancé ma première entreprise à Bordeaux en 2011, à la sortie d'un master en audit et conseil en communication. On l'a appelée 10h11. Le matin actif, l'énergie du démarrage, le début de la vingtaine.

Au départ, on produisait des rapports d'audit. Beaucoup de chiffres, beaucoup de données, surtout sur la présence numérique des organisations qu'on accompagnait. C'était l'époque où les entreprises construisaient leur présence web à tâtons : les premières pages Facebook, l'arrivée de Google Places, les blogs corporatifs, les premiers comptes Twitter. Personne ne savait trop quoi mesurer, ni comment.

On s'est rendu compte d'un truc qui revenait sans arrêt : les rapports étaient appréciés, oui. Lus, rarement. Compris par les équipes, presque jamais.

C'est là qu'on a commencé à regarder ce qui se faisait du côté du data journalism américain au début des années 2010. Et qu'on a basculé. 10h11 est devenue une agence de communication par la donnée. La même information, mais incarnée, mise en récit, rendue lisible pour des gens qui n'ont pas envie de lire un PDF de quarante pages.

En 2013, je suis parti m'installer à Québec pour ouvrir une filiale : 04h11. Six heures de décalage horaire avec Bordeaux, mais aussi un décalage de culture, de rythme, de manière de vivre qui se mesure mal en fuseaux. Je me suis enraciné ici à en devenir Canadien. La nuit créative, l'insomnie qui te garde éveillé parce qu'une idée n'arrête pas de tourner. La fin de la vingtaine, le début de la trentaine.

C'était l'époque de la maturité des données. Les organisations avaient compris la valeur des chiffres, mais ces chiffres étaient le plus souvent éparpillés dans des silos, pas toujours fiables, rarement partagés au bon moment aux bonnes personnes. On venait aider à rassembler tout ça et à le rendre utile pour la décision. On a roulé sur 04h11 de 2013 à 2021, sur les tableaux de bord, les outils de pilotage, la gestion d'actifs rendue claire.

Puis on a revendu à Planifika, un client qui voyait la même valeur que nous : rendre les données des actifs plus compréhensibles, pour les organisations qui les gèrent comme pour les citoyens qui les utilisent.

Aujourd'hui, c'est minuit onze. Une heure plus posée. Celle où on regarde un peu en arrière avant de tracer la suite, celle où on note l'idée avant qu'elle disparaisse.

Quinze ans plus tard, le fil rouge est clair. La donnée. La rendre lisible. La rendre utile. La rendre fiable. Et savoir où elle ne doit pas aller. Ce que je fais aujourd'hui avec l'IA, c'est la suite logique. Les outils ont changé, la question reste la même. Comment faire pour qu'une donnée serve à quelqu'un qui doit décider, sans perdre au passage sa précision, sa confidentialité, ce qui en fait sa valeur. C'est un vieux problème. L'IA ne le simplifie pas, elle le rend juste plus visible.

ii.Ce qu'est 00h11

00h11, c'est ce projet-ci. Pas une entreprise au sens des deux premières. Un espace public où je documente ce que je fais déjà tous les jours, sans bruit : appliquer l'IA à des opérations concrètes. Mes courriels. La gestion de mes immeubles. Mes finances. Mon entraînement. Mes lectures. Mes projets bénévoles. Et parfois des mandats ponctuels avec des dirigeants de PME qui veulent faire pareil chez eux, ou qui veulent challenger leur manière de faire.

Je publie ici parce que j'en ai besoin pour penser plus clairement, et parce qu'à mon sens, la crédibilité vient du faire et pas du dire. Donc plutôt que d'écrire vingt-cinq articles sur la révolution IA qui s'en vient, je raconte comment j'ai préparé un bail locatif plus vite qu'avant, comment j'ai automatisé la planification d'une saison de course, comment j'ai défriché trois ans de relevés bancaires en une soirée pour préparer mes impôts.

Le code et les prompts sont publiés en bas des notes, quand c'est pertinent.

iii.Mon rapport à l'IA

L'IA est une aide, pas un cerveau de remplacement. Elle m'aide à structurer mes pensées, à challenger mes idées, à aller plus vite sur des tâches qui m'auraient pris trois fois plus de temps il y a deux ans. Elle n'est jamais au cœur d'un article ni d'un projet. Le cœur, c'est ma curiosité, mon expérience, mes erreurs, mes intuitions.

Tout ce que tu lis ici a été pensé, écrit, validé par moi. L'IA est passée à un moment ou à un autre dans le processus, pour me poser des questions, reformuler une phrase qui clochait, organiser une idée brouillonne. Mais la ligne éditoriale, les angles, les opinions, les choix de ce qui est publié et de ce qui ne l'est pas, c'est moi. Et ça le restera.

Ma conviction, c'est que l'avenir n'appartient pas à ceux qui délèguent leur cerveau à l'IA. Il appartient à ceux qui gardent leur curiosité, leur envie d'essayer, leurs intuitions, et qui utilisent l'IA pour aller plus vite et plus loin avec ces qualités-là. Pas à la place.

« La crédibilité vient du faire,
pas du dire. »

iv.Pour qui

Dirigeants et propriétaires de PME québécoises. Travailleurs autonomes pragmatiques. Curieux qui ont juste envie d'essayer des trucs, de se tromper, de recommencer.

Si tu cherches du thought leadership sur l'avenir de l'humanité face à l'IA, t'es sur le mauvais site. Si tu veux savoir comment quelqu'un de pragmatique utilise concrètement l'IA dans sa semaine, tu es au bon endroit.

v.Tout vit dans le même flux

Je fais du sport presque tous les jours. Course, vélo, natation, à doses variables selon les saisons. Sportif du dimanche assumé, pas marathonien, juste quelqu'un qui bouge parce que ça lui fait du bien. Je le fais 99 % du temps sans musique. Le sport, c'est mon moment philosophique, là où je laisse les idées décanter sans avoir besoin d'un écran pour ça.

Je jardine, j'ai un champ d'ail. Je bricole, j'ai fait beaucoup de menuiserie et de rénovations sur mes propres bâtiments comme sur ceux des autres. Je m'occupe de quelques logements locatifs. Je siège sur des conseils d'administration bénévoles, dans des jardins communautaires, dans des chambres de commerce françaises au Québec. Je joue du piano un peu, mal, mais j'aime ça. Et je suis un nouveau papa, ce qui change la perception du temps comme rien d'autre.

Tout ça nourrit le projet. Mes immeubles deviennent des cas d'école pour automatiser la gestion locative. Mon entraînement devient un terrain pour structurer mes données d'effort. Mon bénévolat me donne de la matière sur la coordination de petites équipes. Le sport nourrit la pensée, la pensée nourrit l'écriture, l'écriture nourrit les projets, les projets nourrissent les rencontres. Et les rencontres nourrissent l'envie de continuer.

vi.Ce que tu trouveras ici, dans les semaines et les mois qui viennent

Une note toutes les trois ou quatre semaines, parfois un peu plus tôt si une idée pousse. Quatre territoires éditoriaux : opérations PME, patrimoine et gestion locative, passions transposées en problèmes pratiques, lectures et réflexions plus courtes. Chaque note part d'un problème concret que j'ai vraiment traité, pas d'un commentaire d'actualité. Quand l'outil est partageable, il est partagé.


Une dernière chose.

Je suis convaincu qu'il y a une formidable révolution en cours avec l'IA. Et plus je l'utilise au quotidien, plus je crois à sa valeur, à condition qu'on la prenne pour ce qu'elle est : un outil qui peut nous rapprocher en tant qu'humains, et bonifier nos organisations.

Ce blog, c'est avant tout ça. Un endroit pour partager quelques expériences. Et si ça me permet de rencontrer des personnes incroyables que je ne connais pas ou peu, ce sera une grande réussite. Pour moi, ce sera ma paye.

Sens-toi à l'aise de m'écrire. Pour aller prendre un café, pour jaser d'un projet, quel qu'il soit. J'aime mille fois mieux échanger en personne, en terrasse quelque part en ville, que par ordinateur interposé. Faut juste me dire quand.

Bienvenue à 00h11.

Eliot Jacquin Québec